Accueil » Ressources » Activité médicale et activités accessoires : comment répartir fiscalement vos revenus mixtes ?
De plus en plus de médecins libéraux exercent aujourd’hui une activité mixte. Si l’exercice médical reste le cœur de leur profession, il s’accompagne souvent d’activités dites « accessoires » : enseignement, consulting, expertises, interventions ponctuelles dans des établissements, animation de formations, rédaction scientifique, etc.
Ces activités complémentaires peuvent générer des revenus significatifs, mais soulèvent une vraie question : comment les structurer fiscalement et comptablement ? Faut-il tout intégrer dans votre activité BNC ? Créer une structure à part ? Appliquer la TVA ? Quels impacts sur vos cotisations sociales ?
Ce guide P-ACX Médical a pour objectif de vous aider à comprendre les enjeux et à prendre les bonnes décisions pour ne pas risquer d’erreurs, de redressements ou de pertes d’optimisation avec vos activités complémentaires.
On qualifie d’activité accessoire toute mission ou prestation exercée en complément de votre activité médicale principale. Pour un médecin libéral, les activités accessoires les plus fréquentes sont :
Ces activités peuvent représenter quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an. Mais elles ne relèvent pas systématiquement du même cadre fiscal que vos actes médicaux.
L’activité médicale libérale « classique » est généralement exercée en BNC (bénéfices non commerciaux). Elle est exonérée de TVA (article 261-4-1° du CGI) lorsque les soins sont effectués à des fins thérapeutiques. Les revenus sont déclarés via la 2035.
Mais ce n’est pas le cas pour toutes vos autres missions.
Certaines activités intellectuelles (formation, intervention en entreprise, consulting) restent fiscalement des BNC, mais ne bénéficient plus de l’exonération de TVA.
Si vous dépassez 36 800 € HT de chiffre d’affaires annuel sur ces activités, vous devenez assujetti à la TVA (régime réel simplifié ou normal).
Dans certains cas (édition, formation avec local et organisation logistique, vente de services), l’activité peut relever du régime BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Cela implique une comptabilité différente, des régimes fiscaux et sociaux distincts, et souvent l’obligation de créer une entité juridique spécifique.
Le risque principal : ne pas séparer les natures de revenus, et se tromper dans la déclaration, ce qui peut entraîner un redressement fiscal.
La tentation est grande d’intégrer tous ses revenus dans le cadre de son activité libérale principale. Cela peut fonctionner si l’activité accessoire reste ponctuelle et modeste.
Mais dès que les montants deviennent significatifs (plusieurs milliers d’euros par an) ou que la prestation devient régulière, nous vous recommandons de :
Intégrer des revenus accessoires non médicaux dans l’activité médicale peut aussi polluer les exonérations ou créer des difficultés avec l’URSSAF ou la CARMF (cotisations sociales sur un revenu inadapté).
La création d’une société à part pour vos activités accessoires est souvent une excellente solution, notamment si :
La création d’une EURL ou d’une SASU est alors pertinente. Ces structures permettent de :
Récemment chez P-ACX Médical, nous avons rencontré un médecin ORL, sollicité pour des expertises auprès de compagnies d’assurance. En lui structurant son activité secondaire dans une SASU, cela lui a permis de récupérer la TVA sur ses frais, de se verser des dividendes et de détacher fiscalement cette activité de sa 2035 médicale.
Combien de fois nous avons affaire à des médecins qui se lancent, l’esprit entrepreneurial, dans une activité accessoire sans considérer certains sujets. Les erreurs les plus fréquentes que nous rencontrons :
En réalité, l’enjeu est double en anticipant ces questions : optimiser vos revenus secondaires tout en sécurisant vos obligations déclaratives.
Cumuler une activité médicale et des activités accessoires est une vraie opportunité pour valoriser vos compétences, diversifier vos revenus et développer de nouveaux projets. Mais cela demande une structuration rigoureuse, sous peine d’erreurs coûteuses.
Structurer une activité mixte en tant que médecin nécessite une approche transversale :
Chez P-ACX Médical, nous accompagnons chaque médecin dans une vision d’ensemble de son activité et de son avenir :
Que vous soyez en début d’activité ou que vous développiez une offre de formation ou de consulting en parallèle, mieux vaut anticiper les conséquences fiscales… que les subir après coup.
Envie de structurer sereinement vos activités médicales et non médicales ? Vous voyez ce qu’il vous reste à faire, contactez-nous !
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Professionnel de santé, P-ACX Médical est un cabinet spécialisé dans la gestion et l’optimisation de votre activité libérale.
Nos expertises s’étendent de l’expertise-comptable à l’accompagnement juridique en passant par la gestion de patrimoine et la protection sociale.
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