Accueil » Ressources » Dossier médical partagé (DMP) : quelles obligations pour le médecin ?
Le dossier médical partagé (DMP) fait depuis longtemps l’objet d’incitations pour améliorer la coordination des soins. Mais avec le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, l’alimentation du DMP pourrait devenir une obligation sanctionnée, avec des amendes allant jusqu’à 2 500 € en cas de manquement. Faisons le point sur ce que le DMP est aujourd’hui, ce que le texte à venir prévoit et comment un médecin libéral peut s’y préparer pour éviter les risques.
Le DMP est un espace numérique sécurisé regroupant les informations médicales d’un patient : antécédents, traitements, résultats d’examens, comptes-rendus hospitaliers, etc. Il vise à :
À ce jour, l’alimentation du DMP par les médecins est encouragée mais non obligatoire. Certains actes ou documents sont recommandés, mais l’absence d’alimentation n’entraîne pas de sanction légale. Toutefois, un arrêté du 23 mai 2024 a révisé la liste des documents devant être versés au DMP, renforçant l’exigence documentaire.
Le PLFSS 2026 prévoit de rendre obligatoire pour les médecins la consultation et l’alimentation du DMP dans certains cas. Le Quotidien du Médecin rapporte qu’une amende de 2 500 € par manquement pourrait être appliquée.
Catherine Vautrin, ministre, a confirmé que le DMP devra « être rempli obligatoirement par tous les médecins », et qu’en outre des mesures pourraient limiter le remboursement des consultations si le DMP n’est pas utilisé.
Concrètement, le projet devrait comporter :
Cette évolution marque un tournant : le DMP n’est plus un simple outil facilitateur, mais un guichet réglementé pour exercer.
Ces changements auront des répercussions tangibles sur le quotidien des praticiens :
Risques de sanction
Un praticien ne respectant pas l’obligation pourrait encourir une amende personnelle (2 500 €). Des pénalités pourraient également viser la structure (cabinet, groupement) selon les cas.
Contraintes de consultation “coûteuse”
Avant certains actes, la consultation du DMP pourrait devenir obligatoire, ce qui impose une contrainte de temps, de vérification, et éventuellement des lenteurs dans la prise en charge.
Charges techniques et coûts
Coûts indirects
Un praticien mal équipé pourrait subir une perturbation dans les soins, voire un refus de remboursement de ses actes par l’Assurance Maladie selon les conditions fixées.
Voici plusieurs bonnes pratiques que vous pouvez appliquer dès maintenant pour être en conformité avec vos DMP :
Pour les cabinets de groupe, nommer un référent DMP peut fédérer la mise en conformité et la gestion documentaire.
L’alimentation du DMP s’impose comme une révolution pour les médecins libéraux : du dispositif volontaire à une obligation légale potentiellement sanctionnée. Mais cette contrainte est aussi une opportunité pour repenser vos processus, renforcer la sécurité documentaire et afficher une conformité moderne dans votre pratique.
P-ACX Médical vous accompagne non pas “à la marge”, mais en pilotage global :
Nous transformons cette bascule réglementaire en acte de structuration pour votre cabinet plutôt qu’en source de contrainte. Dans les prochains mois, les cabinets bien préparés seront ceux qui ne subissent pas, mais pilotent ce tournant.
Avec P-ACX Médical, vous ne serez pas en retard : vous serez prêt.
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