Déclaration 2035, Installation

Installation médecin libéral : quid de la comptabilité ?

Quelles sont les bons réflexes pour la comptabilité d'un médecin libéral qui s'installe ?
Sommaire

S’installer en tant que médecin libéral ne se résume pas à exercer sa pratique médicale à son compte. La gestion comptable et fiscale est une dimension essentielle qu’il faut anticiper dès le départ pour éviter les erreurs et assurer la conformité et le développement de l’activité. Entre le choix du régime fiscal, la gestion des charges et les obligations déclaratives, la comptabilité dans le libéral doit être rigoureuse et bien organisée.

Quelles sont les bonnes pratiques à adopter dès l’installation ? Comment anticiper les charges fiscales et sociales ? Faut-il externaliser sa comptabilité ou la gérer seul ? Tour d’horizon avec P-ACX Médical.

 

Choisir son régime comptable et fiscal dès l’installation

Le premier choix comptable à effectuer est celui du régime fiscal, qui détermine la manière dont vos revenus issus de votre activité libérale seront déclarés et imposés.

Si vous démarrez seul(e), sachez que le régime des Bénéfices Non Commerciaux (BNC) concerne les médecins libéraux en nom propre. Deux options existent :

  • Le micro-BNC : réservé aux praticiens dont le chiffre d’affaires est inférieur à 77 700 €. Ce régime offre une comptabilité allégée mais impose un abattement forfaitaire de 34 %, sans possibilité de déduire les charges réelles.
  • La déclaration contrôlée (2035) : recommandée dès que les charges professionnelles sont significatives, car elles peuvent être déduites du bénéfice imposable.

 

Si vous démarrez avec des associés, vous devrez envisager une structure d’exercice libéral de type SELARL, SELAS ou autre : ces structures relèvent de l’Impôt sur les Sociétés (IS) et permettent de mieux structurer la rémunération du médecin et la gestion financière de l’activité. Par contre, la structure en société nécessite plus de gestion administrative et comptable.

 

Ouvrir un compte bancaire professionnel : une obligation ?

Bien que l’ouverture d’un compte bancaire dédié ne soit pas obligatoire en micro-BNC, elle est fortement recommandée pour bien séparer vos finances personnelles et professionnelles. En revanche, pour les praticiens en déclaration contrôlée et en société, un compte professionnel est obligatoire. Il simplifie la gestion des flux financiers et facilite le suivi comptable avec votre expert-comptable et l’administration fiscale.

 

Organiser sa comptabilité dès les premiers mois

Quelques bons réflexes sont à adopter en amont ou dès votre installation libérale. Voici les principaux.

 

Choisir un logiciel de comptabilité adapté

Pour éviter une gestion chronophage de vos flux de comptabilité, l’utilisation d’un logiciel de comptabilité est essentielle. Certains logiciels sont spécifiquement conçus pour les professions médicales et s’intègrent avec des plateformes comme Doctolib, facilitant ainsi le suivi des paiements et la facturation. Les praticiens peuvent aussi opter pour un expert-comptable spécialisé en professions libérales (comme P-ACX Médical !) afin de déléguer cette partie et sécuriser leur comptabilité.

 

Tenir une comptabilité rigoureuse

Dès le début, il est impératif d’adopter une méthodologie pour organiser ses finances :

  • Enregistrer les recettes et les dépenses de façon systématique.
  • Archiver chaque justificatif (factures patients, achats professionnels, rétrocessions d’honoraires).
  • Suivre régulièrement la trésorerie pour anticiper les échéances fiscales et sociales.

 

Si votre logiciel de comptabilité peut réaliser les 2/3 des actions comptables importantes, un suivi humain est déterminant pour s’assurer que tout est « dans les clous ».

 

Identifier les charges professionnelles déductibles

Les médecins libéraux peuvent déduire des charges professionnelles issues de leur activité, ce qui réduit leur base imposable et constitue en quelque sorte une optimisation de la fiscalité. Quelques exemples :

  • Frais de cabinet : loyer, matériel médical, fournitures.
  • Charges administratives : assurances professionnelles, cotisations aux ordres.
  • Frais de déplacement : indemnités kilométriques, transport public.
  • Frais de formation continue : participation à des congrès médicaux, abonnements scientifiques.

 

Anticiper les charges sociales et fiscales

Parmi les erreurs les plus fréquentes que nous constatons chez les médecins fraîchement installés en libéral, le fait de ne pas anticiper les charges sociales et fiscales. Les cotisations à l’URSSAF et à la CARMF peuvent représenter 30 à 45 % du bénéfice de l’activité libérale et sont souvent réajustées l’année suivante. Il est donc recommandé de mettre de côté une part de ses revenus pour éviter les mauvaises surprises.

L’optimisation passe aussi par la gestion des acomptes et des régularisations : mieux vaut prévoir des versements anticipés pour éviter des appels de cotisations trop élevés en fin d’année.

 

Déclarations fiscales et obligations comptables

S’installer en libéral, c’est évidemment des aspects administratifs auxquels nous ne réchappons pas. Comme par exemple, le fait de devoir remplir correctement sa déclaration 2035 (déclaration contrôlée) !

Les médecins en BNC sous déclaration contrôlée doivent remplir chaque année la déclaration 2035, qui récapitule leurs recettes et leurs charges professionnelles. Elle est transmise à l’administration fiscale et conditionne le calcul de l’impôt sur le revenu.

Un bon suivi comptable facilite ce travail et permet de détecter d’éventuelles erreurs ou omissions qui pourraient entraîner un redressement fiscal.

 

TVA et médecine libérale : faut-il s’en soucier ?

En principe, les médecins sont exonérés de TVA pour les actes médicaux conventionnés. Toutefois, certains praticiens doivent s’en acquitter si leur activité inclut des prestations spécifiques comme la médecine esthétique, les expertises médicales ou la vente de matériel médical.

Une déclaration trimestrielle ou annuelle est alors requise pour les professionnels assujettis à la TVA.

 

Gérer seul sa comptabilité en libéral ou avec un expert-comptable ?

Aujourd’hui, plusieurs plateformes permettent une gestion simplifiée de la comptabilité médicale. Elles proposent des solutions adaptées aux médecins libéraux avec un suivi en temps réel des recettes et des charges, facilitant ainsi la déclaration fiscale et la gestion du cabinet. Si ces logiciels de comptabilité permettent d’automatiser une partie du travail, l’accompagnement par un expert-comptable spécialisé en professions libérales reste à privilégier. Ce dernier peut aider à optimiser la gestion fiscale, réduire le risque d’erreurs et conseiller sur les stratégies de rémunération et d’investissement.

 

Gérer sa comptabilité de médecin libéral avec P-ACX Médical

La comptabilité d’un médecin libéral ne doit pas être improvisée. Une bonne organisation dès l’installation permet d’éviter les erreurs, d’optimiser la fiscalité et de sécuriser la gestion financière du cabinet !

Chez P-ACX Médical, nous avons intégré que cette tâche n’était pas la « préférée » des médecins qui s’installent tout juste en libéral. C’est pourquoi nous proposons des solutions adaptées et une équipe au complet avec un expert-comptable dédié, supplée d’autres expertises essentielles : avocat, expert en protection sociale et gestionnaire de patrimoine. Contactez-nous pour en savoir plus sur nos services !

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L'expertise P-ACX Médical

Professionnel de santé, P-ACX Médical est un cabinet spécialisé dans la gestion et l’optimisation de votre activité libérale.

Nos expertises s’étendent de l’expertise-comptable à l’accompagnement juridique en passant par la gestion de patrimoine et la protection sociale.

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