Accueil » Ressources » Ouvrir un cabinet secondaire : quelles règles fiscales et sociales ?
De plus en plus de médecins libéraux choisissent d’ouvrir un cabinet secondaire. Objectif : se rapprocher d’une nouvelle patientèle, compléter leur planning en intervenant dans une autre commune, ou répondre à une demande territoriale. Mais si l’opportunité médicale ou humaine est claire, les règles fiscales et sociales sont, elles, souvent floues. Faut-il déclarer un nouveau SIRET ? Peut-on déduire les frais ? Y a-t-il un impact URSSAF ou CARMF ? Voici ce que vous devez absolument savoir avant d’ouvrir un cabinet secondaire.
Le cabinet secondaire est un deuxième lieu d’exercice professionnel, rattaché au même praticien ou à la même structure d’exercice (nom propre, SEL, SCP…). Ce n’est pas un remplacement ou une intervention ponctuelle : il s’agit d’un lieu d’exercice régulier et durable, que ce soit dans une maison de santé, un local loué ou un cabinet d’un autre professionnel de santé.
Le cabinet secondaire peut se situer dans une autre commune que le cabinet principal, voire dans un autre département. Il est fréquent dans les zones rurales, ou chez les médecins exerçant en clinique ou en cabinet mixte ville/hôpital.
Les obligations déclaratives sont dues :
Bon à savoir : si vous exercez en société (SEL, SCP), le cabinet secondaire devra généralement faire l’objet d’une modification statutaire et de la création d’un nouvel établissement au greffe (donc d’un SIRET spécifique).
Les honoraires perçus dans le cabinet secondaire ne font pas l’objet d’une fiscalité séparée. Ils s’ajoutent simplement à l’ensemble de vos recettes professionnelles :
En revanche, les frais associés à ce cabinet secondaire sont déductibles, à condition d’être clairement identifiés :
Il est utile de ventiler ces dépenses pour les analyser séparément, surtout si le cabinet secondaire a une rentabilité inférieure au principal.
La création d’un cabinet secondaire n’entraîne pas de régime social particulier. Les cotisations URSSAF et CARMF sont calculées sur la base du revenu professionnel global, quels que soient les lieux d’exercice.
Mais attention aux effets indirects :
Il n’est pas nécessaire de créer un compte URSSAF ou une affiliation spécifique. En revanche, le cabinet secondaire doit figurer dans vos déclarations administratives (mises à jour CPAM et URSSAF).
Si l’ouverture de votre premier cabinet remonte à loin et que vous vous ne souvenez plus des démarches, voici les erreurs que vous devez en tous les cas absolument éviter :
En clair : ce n’est pas parce qu’il s’agit du même praticien qu’il faut traiter le cabinet secondaire comme une simple extension.
Chez P-ACX Médical, nous accompagnons de nombreux praticiens qui développent leur activité via un cabinet secondaire. Notre approche : clarifier, ventiler, anticiper.
Ouvrir un cabinet secondaire est une décision structurante. Elle doit s’accompagner d’une vision globale, afin d’éviter les erreurs et de transformer l’initiative en véritable levier de croissance. Parlons-en ensemble.
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