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Cabinet médical individuel : quand faut-il structurer (SEL / holding) ?

Cabinet médical individuel : quand faut-il structurer (SEL / holding) ?
Sommaire

La question de la structuration en société + montage juridique ne se pose généralement pas au démarrage d’une activité libérale. Elle apparaît progressivement, souvent de manière diffuse, à mesure que le cabinet se développe.

Le chiffre d’affaires augmente, les charges aussi, les cotisations deviennent significatives, la fiscalité se durcit. Dans le même temps, une partie du résultat n’est plus nécessaire au train de vie. C’est généralement à ce moment que la question émerge : faut-il continuer en nom propre ou structurer son activité ?

Le problème, c’est que cette décision est souvent abordée de manière simplifiée, avec des seuils approximatifs ou des promesses d’optimisation fiscale. En réalité, le passage en SEL (et éventuellement en holding) ne repose pas sur un chiffre, mais sur une logique économique et patrimoniale.

 

Le véritable point de bascule : l’excédent non consommé

Tant que l’intégralité du résultat est consommée pour le train de vie, la structuration présente peu d’intérêt.

Prenons un cas simple.

Un cardiologue en cabinet individuel génère 120 000 € de résultat net. Après impôt et cotisations, il conserve environ 70 000 à 80 000 €, qu’il consomme en grande partie. Dans ce cas, passer en SEL ne change pas fondamentalement la situation. Le revenu sera de toute façon extrait et fiscalisé.

La situation change lorsque le résultat dépasse les besoins personnels.

Prenons un ophtalmologue générant 350 000 € de résultat. S’il n’a besoin que de 150 000 € pour son train de vie, il se retrouve avec un excédent structurel de 200 000 €.

En BNC, cet excédent est immédiatement fiscalisé et soumis aux cotisations sociales, même s’il n’est pas utilisé.

C’est ici que la SEL prend son sens. Elle permet de dissocier le résultat de l’activité et la rémunération effectivement perçue.

 

Exemple concret : BNC vs SEL sur un cabinet structuré

Imaginons un radiologue en cabinet individuel avec :

  • 500 000 € de chiffre d’affaires
  • 200 000 € de charges
  • 300 000 € de résultat

 

En BNC, l’intégralité des 300 000 € est soumise à l’impôt sur le revenu (tranche marginale élevée) et aux cotisations sociales. Le taux global peut approcher 55 à 60 %.

Résultat : environ 120 000 à 140 000 € réellement disponibles après prélèvements.

 

En SEL, le même radiologue peut structurer différemment :

  • Se verser 150 000 € de rémunération
  • Laisser 150 000 € en société

 

Les 150 000 € laissés en société sont soumis à l’impôt sur les sociétés (environ 25 %), soit un coût fiscal beaucoup plus faible à court terme.

Ce différentiel ne constitue pas un “gain”, mais une capacité de capitalisation.

 

Le rôle de la holding : passer d’une logique fiscale à une logique patrimoniale

La holding n’a pas de sens sans excédent. Elle intervient lorsque la SEL génère des résultats non distribués et que le praticien souhaite organiser ces flux.

Reprenons le cas précédent.

Les 150 000 € laissés en SEL peuvent être remontés vers une holding sous forme de dividendes, avec une fiscalité limitée dans le cadre du régime mère-fille.

Ces flux peuvent ensuite être réaffectés :

  • À un investissement immobilier via une SCI
  • À des placements financiers
  • À un rachat de parts
  • À une stratégie de capitalisation

 

La holding permet de structurer les flux avant leur intégration dans le patrimoine personnel.

 

Un cas réel P-ACX Médical : ophtalmologue avec plateau technique

Un ophtalmologue exerçant en cabinet individuel avec un plateau technique (OCT, lasers) génère :

  • 800 000 € de chiffre d’affaires
  • 350 000 € de charges
  • 450 000 € de résultat

 

En BNC, la pression fiscale et sociale devenait très élevée. Le praticien a constaté par lui-même qu’il payait chaque année plusieurs centaines de milliers d’euros sans pouvoir structurer ses investissements.

Le passage en SEL par l’intermédiaire de P-ACX Médical lui a permis :

  • De lisser la rémunération à 180 000 €
  • De conserver environ 200 000 € en société
  • De financer le renouvellement du plateau technique sans recourir systématiquement à l’endettement

La création d’une holding a permis ensuite de :

  • Sortir une partie des flux
  • Financer l’acquisition des murs du cabinet
  • Structurer un patrimoine diversifié

 

Dans ce cas, la structuration n’est pas un outil fiscal mais un véritable outil d’organisation des flux.

 

Les situations où la structuration est prématurée

À l’inverse, certains praticiens basculent trop tôt.

Un médecin générant 90 000 à 120 000 € de résultat, sans capacité d’épargne significative, n’a pas d’intérêt immédiat à complexifier sa structure.

Dans ces cas, la SEL peut ajouter des coûts de fonctionnement, des contraintes administratives et une complexité inutile.

Sans bénéfice réel. La structuration doit répondre à un besoin, pas à une projection.

 

L’impact sur les cotisations et la protection sociale

Un des arbitrages majeurs concerne les cotisations sociales. En SEL, la possibilité de moduler la rémunération permet de réduire certaines charges, notamment en arbitrant avec les dividendes. Mais cette réduction a une conséquence directe : elle diminue les droits.

Un praticien qui réduit fortement sa rémunération doit intégrer que ses droits retraite seront impactés et sa protection sociale sera partiellement réduite

La structuration ne doit pas être pensée uniquement en termes d’économie de charges, mais en termes d’équilibre global.

 

Le moment opportun : une combinaison de facteurs

En pratique, le passage en SEL devient pertinent lorsque plusieurs éléments sont réunis :

  • Un niveau de résultat durablement élevé
  • Un excédent non consommé significatif
  • Des projets d’investissement
  • Une volonté de structurer le patrimoine

La holding intervient dans un second temps, lorsque les flux doivent être organisés au-delà de la société d’exercice.

 

L’approche P-ACX Médical : structurer sans subir

La plupart des médecins qui structurent leur activité le font tardivement, souvent sous la pression fiscale. Or, à ce stade, les marges de manœuvre sont réduites.

Une structuration anticipée permet :

  • D’organiser les flux progressivement
  • De lisser les décisions
  • D’éviter les effets de seuil
  • De construire une trajectoire cohérente

 

Chez P-ACX Médical, nous ne raisonnons jamais en seuil automatique. Nous analysons :

  • Le niveau réel de résultat
  • La part consommée vs capitalisable
  • Les projets à moyen terme
  • La structure actuelle

 

À l’issue, nous vous proposons ce qu’il y a de mieux pour vous ! On en parle ? Contactez-nous !

 

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L'expertise P-ACX Médical

Professionnel de santé, P-ACX Médical est un cabinet spécialisé dans la gestion et l’optimisation de votre activité libérale.

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