Accueil » Ressources » Cabinet médical individuel : quand faut-il structurer (SEL / holding) ?
La question de la structuration en société + montage juridique ne se pose généralement pas au démarrage d’une activité libérale. Elle apparaît progressivement, souvent de manière diffuse, à mesure que le cabinet se développe.
Le chiffre d’affaires augmente, les charges aussi, les cotisations deviennent significatives, la fiscalité se durcit. Dans le même temps, une partie du résultat n’est plus nécessaire au train de vie. C’est généralement à ce moment que la question émerge : faut-il continuer en nom propre ou structurer son activité ?
Le problème, c’est que cette décision est souvent abordée de manière simplifiée, avec des seuils approximatifs ou des promesses d’optimisation fiscale. En réalité, le passage en SEL (et éventuellement en holding) ne repose pas sur un chiffre, mais sur une logique économique et patrimoniale.
Tant que l’intégralité du résultat est consommée pour le train de vie, la structuration présente peu d’intérêt.
Prenons un cas simple.
Un cardiologue en cabinet individuel génère 120 000 € de résultat net. Après impôt et cotisations, il conserve environ 70 000 à 80 000 €, qu’il consomme en grande partie. Dans ce cas, passer en SEL ne change pas fondamentalement la situation. Le revenu sera de toute façon extrait et fiscalisé.
La situation change lorsque le résultat dépasse les besoins personnels.
Prenons un ophtalmologue générant 350 000 € de résultat. S’il n’a besoin que de 150 000 € pour son train de vie, il se retrouve avec un excédent structurel de 200 000 €.
En BNC, cet excédent est immédiatement fiscalisé et soumis aux cotisations sociales, même s’il n’est pas utilisé.
C’est ici que la SEL prend son sens. Elle permet de dissocier le résultat de l’activité et la rémunération effectivement perçue.
Imaginons un radiologue en cabinet individuel avec :
En BNC, l’intégralité des 300 000 € est soumise à l’impôt sur le revenu (tranche marginale élevée) et aux cotisations sociales. Le taux global peut approcher 55 à 60 %.
Résultat : environ 120 000 à 140 000 € réellement disponibles après prélèvements.
En SEL, le même radiologue peut structurer différemment :
Les 150 000 € laissés en société sont soumis à l’impôt sur les sociétés (environ 25 %), soit un coût fiscal beaucoup plus faible à court terme.
Ce différentiel ne constitue pas un “gain”, mais une capacité de capitalisation.
La holding n’a pas de sens sans excédent. Elle intervient lorsque la SEL génère des résultats non distribués et que le praticien souhaite organiser ces flux.
Reprenons le cas précédent.
Les 150 000 € laissés en SEL peuvent être remontés vers une holding sous forme de dividendes, avec une fiscalité limitée dans le cadre du régime mère-fille.
Ces flux peuvent ensuite être réaffectés :
La holding permet de structurer les flux avant leur intégration dans le patrimoine personnel.
Un ophtalmologue exerçant en cabinet individuel avec un plateau technique (OCT, lasers) génère :
En BNC, la pression fiscale et sociale devenait très élevée. Le praticien a constaté par lui-même qu’il payait chaque année plusieurs centaines de milliers d’euros sans pouvoir structurer ses investissements.
Le passage en SEL par l’intermédiaire de P-ACX Médical lui a permis :
La création d’une holding a permis ensuite de :
Dans ce cas, la structuration n’est pas un outil fiscal mais un véritable outil d’organisation des flux.
À l’inverse, certains praticiens basculent trop tôt.
Un médecin générant 90 000 à 120 000 € de résultat, sans capacité d’épargne significative, n’a pas d’intérêt immédiat à complexifier sa structure.
Dans ces cas, la SEL peut ajouter des coûts de fonctionnement, des contraintes administratives et une complexité inutile.
Sans bénéfice réel. La structuration doit répondre à un besoin, pas à une projection.
Un des arbitrages majeurs concerne les cotisations sociales. En SEL, la possibilité de moduler la rémunération permet de réduire certaines charges, notamment en arbitrant avec les dividendes. Mais cette réduction a une conséquence directe : elle diminue les droits.
Un praticien qui réduit fortement sa rémunération doit intégrer que ses droits retraite seront impactés et sa protection sociale sera partiellement réduite
La structuration ne doit pas être pensée uniquement en termes d’économie de charges, mais en termes d’équilibre global.
En pratique, le passage en SEL devient pertinent lorsque plusieurs éléments sont réunis :
La holding intervient dans un second temps, lorsque les flux doivent être organisés au-delà de la société d’exercice.
La plupart des médecins qui structurent leur activité le font tardivement, souvent sous la pression fiscale. Or, à ce stade, les marges de manœuvre sont réduites.
Une structuration anticipée permet :
Chez P-ACX Médical, nous ne raisonnons jamais en seuil automatique. Nous analysons :
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