Accueil » Ressources » Retraite du médecin libéral : comment anticiper la baisse d’imposition post-activité ?
Le passage à la retraite est souvent vécu comme un soulagement du point de vue fiscal. Pour un médecin libéral, la baisse des revenus entraîne mécaniquement une diminution de l’impôt sur le revenu. Pourtant, cette phase marque aussi la fin d’un cycle d’optimisation : plus de charges déductibles, de stratégie de rémunération ou de dispositifs à effet différé.
Mal préparée, cette transition peut entraîner une perte d’efficacité fiscale voire des erreurs de timing aux conséquences lourdes : sortie de PER au mauvais moment, clôture précipitée de la SEL, cession du cabinet mal valorisée…
Anticiper la retraite, c’est avant tout savoir piloter sa fiscalité avec cohérence, pendant et après son activité.
En libéral, les revenus sont imposés dans la catégorie des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Pour un médecin installé, le taux marginal d’imposition (TMI) dépasse souvent 30 %, voire 41 ou 45 % selon la situation familiale.
À cela s’ajoutent :
Cette forte pression justifie le recours à des stratégies d’optimisation : versements retraite, statut en société, arbitrage rémunération/dividendes, etc.
Une fois à la retraite :
Résultat : le TMI tombe généralement à 11 % et la fiscalité devient beaucoup plus douce. Mais c’est aussi la fin des dispositifs déductibles… sauf si on a su préparer cette bascule.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet de déduire les versements volontaires de son revenu imposable. Pour un médecin en exercice :
En somme, 10 000 € versés peuvent générer jusqu’à 4 500 € d’économie d’impôt, à condition d’être bien synchronisés avec le revenu imposable.
La sortie du PER peut se faire :
Sortir l’épargne en phase de faible TMI, après cessation d’activité, peut ainsi limiter l’impôt à 11 %, voire moins. Mais une sortie trop massive ou mal timée peut réintégrer brutalement ces montants dans l’imposition.
En SEL (ou SELARL), les bénéfices sont imposés à l’impôt sur les sociétés :
Plutôt que de se verser une rémunération imposée à 41 %, il est parfois plus pertinent de :
Un cas récent chez P-ACX Médical : Un médecin laisse 50 000 € en réserve dans sa SEL. Une fois à la retraite, il les perçoit sous forme de dividendes. Il subit alors le PFU à 30 %, ou un taux personnalisé selon son IR post-activité. Gain fiscal : 10 à 15 points d’imposition.
Créer une SPFPL (holding) permet :
C’est aussi un outil pour réinvestir les bénéfices dans :
La revente du cabinet libéral (ou des parts de SEL) peut générer une plus-value professionnelle. Plusieurs exonérations existent :
Mais attention à :
Si le médecin cesse son activité sans revendre sa SEL, il devra la liquider. Cela déclenche :
Un bon conseil ? Prévoir la transmission ou la location du cabinet en amont, pour éviter une fermeture brutale.
Chez P-ACX Médical, nous pensons qu’un départ à la retraite ne se prépare pas à 64 ans, mais bien 5 à 10 ans avant. Notre approche croise expertise fiscale, stratégie patrimoniale et connaissance fine des spécificités du secteur libéral.
Nous vous accompagnons sur :
Nous vous aidons à structurer cette transition pour qu’elle serve vos objectifs — et pas ceux de l’administration fiscale. Contactez-nous pour en discuter !
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Professionnel de santé, P-ACX Médical est un cabinet spécialisé dans la gestion et l’optimisation de votre activité libérale.
Nos expertises s’étendent de l’expertise-comptable à l’accompagnement juridique en passant par la gestion de patrimoine et la protection sociale.
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